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 Le Seigneur des Anneaux: La rencontre de deux mondes (C)

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anarwen2



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MessageSujet: Re: Le Seigneur des Anneaux: La rencontre de deux mondes (C)   Lun 29 Juin - 16:44

comme promis, une suite

****************


Lisa s’avançait petit à petit, observant la scène de loin, et se tenant prête à les prévenir du moment où sa prédiction s’accomplirait. Elle était déjà bien avancée, lorsqu’elle vit Aragorn brandir Anduril, et décapiter le messager. Alors, d’un coup de talon, elle lança son cheval au galop, et se précipita à vive allure vers ses amis, en criant :
_ Aragorn ! Ma vision ! C’est maintenant ! Revenez !
Elle s’arrêta à leur hauteur, et leur dit :
_ Les Orcs vont sortir. Vous…
Elle s’interrompit en voyant la Porte s’ouvrir à nouveau, et des milliers d’Orcs en sortir. Les six compagnons les regardèrent, puis regagnèrent la troupe. Aragorn chevaucha devant son armée, pour leur redonner du courage, et dit :
_ Tenez vos positions ! Tenez vos positions ! Fils du Gondor et du Rohan ! Mes frères ! Je lis dans vos yeux la même peur qui pourrait saisir mon cœur ! Un jour peut venir où le courage des Hommes faillira ! Où nous abandonnerons nos amis, et briserons tous liens ! Mais ce jour n’est pas arrivé. Ce sera l’heure des loups et des boucliers fracassés, lorsque l’Age des Hommes s’effondrera. Mais ce jour n’est pas arrivé. Aujourd’hui nous nous battrons ! Pour tout ce qui vous est cher sur cette bonne terre, je vous ordonne de tenir… Hommes de l’Ouest !
Ensuite, ils descendirent de cheval, et tous sortirent leurs épées. Gimli regarda Legolas, et lui dit :
_ Jamais je n’aurai songé mourir au combat aux côtés d’un Elfe.
_ Et que pensez-vous de mourir aux côtés d’un ami ?
_ Oui… ça, je peux le faire.
_ Il se passe quelque chose en Mordor, dit Ludivine, qui observait l’Œil de Sauron, visible au sommet de Barad-dûr, la tour de Sauron. L’Œil était tourné vers nous, et là, d’un coup… il s’est tourné vers le Nord, et reste fixé sur quelque chose dans cette direction.
_ L’Anneau doit être tout près de la Montagne du Destin, peut-être même dedans. L’Ennemi l’a senti, répondit Aragorn. (il se tourna vers l’armée) Pour Frodon, souffla-t-il, en courant vers leurs ennemis.
Merry et Pippin furent les premiers à lui emboîter le pas en hurlant. Les autres combattants chargèrent alors leurs ennemis, en hurlant, eux aussi. Savoir que l’Anneau était sur le point d’être détruit, leur donnait une force nouvelle ; la rage de se battre. En leur cœur, ils savaient que même s’ils mouraient, leur monde serait préservé, et Sauron détruit à jamais. Les Ténèbres qui s’étendaient, venant du cœur même du Mordor, se dissiperaient, et le soleil brillerait à nouveau.
Les Hommes se battaient avec toute l’énergie que l’espoir leur donnait, mais leurs ennemis étaient trop nombreux, et pas fatigués par une bataille et une longue marche.

****************


Pendant ce temps, les Hobbits venaient d’atteindre la Montagne du Destin. Sam et Frodon étaient tous deux épuisés. Ils avaient échappé à Shelob, aux Orcs de Sauron, ainsi qu’à Gollum, qui les avait trahis, voulant l’Anneau pour lui. C’était lui qui les avait conduits dans le tunnel de Shelob, lui offrant Frodon en guise de repas. Sam s’était battu contre elle, la forçant à lui abandonner sa proie, puis Frodon avait été capturé par des Orcs.
Frodon se laissa tomber à terre, trop épuisé pour continuer.
_ Tout est fini, Sam. Nous avons échoué, murmura-t-il faiblement, les lèvres desséchées.
Il ferma les yeux. Sam, lui dit, les larmes coulant sur ses joues :
_ Vous vous rappelez la Comté, Monsieur Frodon ? Ce sera bientôt le printemps, et les vergers seront en fleur… et les petits oiseaux feront leurs nids dans les coudraies… et on sèmera l’orge du Sud dans les champs des Basses Terres… et on mangera les premières fraises à la crème… Vous vous souvenez du goût des fraises, Monsieur Frodon ?
_ Non, Sam… Je n’ai le souvenir d’aucune nourriture, ni du chant de l’eau, ni de la caresse de l’herbe… Je suis… Je suis nu dans les ténèbres. Il… il n’y a aucun voile entre moi et la roue de feu… J’arrive à le voir de mes yeux éveillés…
_ Alors débarrassons-nous de lui une bonne fois pour toutes ! Allez, Monsieur Frodon ! Je ne peux le porter pour vous, mais je peux vous porter, vous ! Allez !
Courageusement, il se releva, prit Frodon sur son dos, et entreprit de gravir la Montagne, jusqu’au cratère.
_ Regardez, Mr Frodon : une porte. Nous y sommes presque.
Mais, il entendit une voix qu’il ne connaissait que trop, et q’il avait espéré ne plus jamais entendre. Gollum, perché sur un rocher à côté d’eux, dit :
_ Futés, les Hobbits, d’avoir grimpé si haut !
Il leur sauta dessus, et les fit rouler un peu plus bas. Saisissant Frodon à la gorge, il dit :
_ Faut pas aller par là. Faut pas blesser le Précieux.
_ Vous avez juré ! lui dit Frodon. Vous avez juré sur le Précieux ! Sméagol a promis.
_ Sméagol a menti.
Sam trouva une pierre, et la lança sur Gollum, puis il se jeta sur lui. Sam se releva pour se défendre, et brandit Dard, l’épée de Frodon, tandis que celui-ci, avec une énergie nouvelle, se relevait et se dirigeait vers le cœur de la Montagne. Gollum se jeta sur Sam, et le mordit. Sam réussit à se dégager, et la rage étreignant son cœur – Gollum avait essayé de tuer son maître et ami, et il ne pouvait le supporter – il se servit de son épée contre Gollum, le Hobbit déchût. La lame coupa la chair sur toute la largeur du ventre. Gollum tomba. Sam se précipita à l’intérieur du volcan, et essaya d’apercevoir Frodon à travers la fumée âpre que dégageait le volcan.
_ Frodon ! appela-t-il.
_ Je suis ici, Sam.
_ Détruisez-le ! Maintenant !, l’exhorta-t-il. Allez ! Jetez-le dans le feu !
Frodon hésita, de plus en plus sous l’influence de l’Anneau.
_ Qu’est-ce que vous attendez, Frodon ? Allez-y, lâchez-le !
Mais Frodon ne le fit pas. Il se retourna, et dit :
_ L’Anneau est à moi.
Désespéré, Sam vit Frodon passer l’Anneau à son doigt, et disparaître.
_ Non ! hurla-t-il.
Soudain, une douleur fulgurante lui vrilla le crâne, car Gollum venait de lui abattre une pierre dessus. Sam s’écroula, à demi conscient. Il vit alors Gollum se jeter sur Frodon-invisible, car ayant possédé l’Anneau pendant plus de 500 ans, il était le seul à pouvoir voir Frodon lorsqu’il avait l’Anneau. Un combat s’engagea alors entre les deux adversaires, l’un voulant garder l’Anneau et l’autre voulant le récupérer. Finalement, Sam vit Gollum porter quelque chose à la bouche, et mordre violemment. Alors, Frodon réapparut, se tenant la main, grognant de douleur. Gollum tenait à la main l’Anneau… toujours au doigt de Frodon.
Toujours sous l’emprise de l’Anneau, Frodon se jeta sur lui, et Gollum étant trop près du bord du précipice, tomba, entraînant Frodon dans sa chute. Sam se releva, et se précipita vers le bord, et vit que Frodon s’était cramponné à la paroi rocheuse. Il tendit la main, en disant :
_ Monsieur Frodon, attrapez ma main !
Le Hobbit lui tendit alors sa main blessée. Sam s’en saisit, mais il n’avait pas de prise à cause du sang. Il insista néanmoins, et réussit à remonter son ami.
Pendant ce temps, Gollum était tombé dans la lave, et avait été désintégré par le liquide visqueux et brûlant. L’Anneau mit plus de temps à couler, mais finit par être absorbé par la lave, et la Montagne se mit à trembler sur elle-même. Les Hobbits se précipitèrent dehors, et se perchèrent sur un rocher, d’où ils assistèrent à la destruction du Mordor. Dans leurs cœurs, ils savaient que pour eux, c’était la fin. Frodon dit à Sam :
_ Il a disparu… C’est fait…
_ Oui, Monsieur Frodon. C’est fini, maintenant.
Ils manquèrent de tomber, mais purent monter un peu plus haut sur le rocher. Frodon s’allongea, puis dit :
_ Je vois la Comté… la rivière Brandevin… Cul de Sac… les lumières de l’Arbre des Fêtes…
_ Rosie Chaumine qui danse… avec des rubans dans les cheveux… compléta Sam, les larmes aux yeux. Si je m’étais marié avec quelqu’un, ç’aurait été avec elle… ç’aurait été avec elle…
Frodon se rassit difficilement, et passa son bras autour des épaules de Sam. Puis, il lui dit, sincèrement :
_ Je suis heureux que tu sois avec moi, Sam Gamegie, ici, à la fin de toutes choses.
Frodon savait, lui aussi, ce qu’il adviendrait d’eux. Tous d’eux fermèrent les yeux, sachant qu’ils n’auraient plus à les rouvrir, et le sommeil finit par les prendre, après ces jours et ces nuits sans dormir, ou si peu.

****************


Soudain, alors que tout semblait perdu, le sol se mit à trembler. Surpris, les combattants arrêtèrent de se battre, se demandant ce qui se passait. Lisa, qui se trouvait à côté d’Eomer, posa une main sur son bras, et lui dit :
_ Regardez ! La Montagne !
Il regarda dans la direction indiquée, et vit que le volcan dans la Montagne était entré en éruption. Une grande joie envahit les assaillants, qui poussèrent des cris d’allégresse. Les Orcs, sachant leur maître vaincu, ne surent plus que faire. Ils se mirent à courir dans tous les sens, désemparés. Certains voulurent faire demi-tour, et se précipitèrent vers la Porte Noire. Mais, les Hommes se chargèrent de les massacrer. Ainsi fut détruit l’Anneau Unique, et par là même, Sauron, qui ne pouvait exister sans son Anneau. L’Œil explosa, et Barad-dûr s’effondra sur elle-même, à l’image de son empire et de son armée, qui sans son maître, fut engloutie dans les profondeurs de la terre. Les Cavaliers Noirs furent pulvérisés en plein vol par les jets de lave du volcan.
Lisa, déséquilibrée, tomba à terre, et sa main touchant le sol, elle eut une vision. Elle vit les deux courageux Hobbits, sur un rocher, épuisés, évanouis. Visiblement, ils se laissaient mourir. Tout autour d’eux, il y avait de la lave. Le rocher sur lequel ils se trouvaient menaçait d’être submergé par la lave. Lisa se redressa précipitamment, et courut vers Ludivine, en répétant sans cesse :
_ Mon Dieu, non, pas ça ! Pas ça !
Lorsqu’elle arriva à la hauteur de sa sœur, elle lui dit :
_ Je vais avoir besoin de toi !
_ Que se passe-t-il ? demanda Legolas.
_ Les Hobbits vont mourir ! lui répondit-elle.
Levant les yeux, elle vit Gandalf juché sur un aigle énorme les survoler, accompagné de deux autres aigles.
_ Gwaihir, le Seigneur des Aigles, murmura Legolas, admiratif.
_ Nous irons plus vite qu’eux.
Elle prit la main de Ludivine, et toutes les deux disparurent dans une lumière bleue, pour réapparaître auprès des Hobbits. Sans se lâcher la main, elle prirent chacune celle d’un Hobbit, et disparurent à nouveau, avec leurs rescapés. Elles réapparurent au milieu de leurs amis.
_ Frodon a perdu un doigt ! s’exclama Gimli.
Ludivine plaça sa main au-dessus de celle blessée de Frodon, et dans une lumière jaune, la guérit.
_ Pourquoi n’a-t-il pas son doigt à nouveau ? demanda Pippin.
_ Je n’ai que le pouvoir de refermer la plaie, pas de lui remettre son doigt.
Aragorn se pencha sur les Hobbits, puis dit à Ludivine :
_ Conduisez-les dans les Maisons de Guérison, et dites au Guérisseur de s’occuper d’eux.
Ludivine acquiesça, et Lisa lui dit :
_ Vas-y avec Liane, je vais rester pour aider à ramener les blessés.
Elle obéit, prit les Hobbits et sa soeur par la main, et disparut.

****************


Elle réapparut dans les Maisons de Guérison, faisant sursauter la guérisseuse, qui se trouvait dans la salle dans laquelle Ludivine et Liane venaient d’apparaître.
_ Allez chercher le Guérisseur, lui dit Ludi.
Encore abasourdie, la femme obéit, et sortit en courant. Elle manqua de bousculer Faramir, qui marchait dans le couloir, contre l’ordre du Guérisseur. Le jeune homme rentra dans la pièce, et vit Ludivine et Liane se débattre pour coucher Frodon sur le lit. Il se précipita pour les aider, puis porta Sam jusque sur son lit.
_ Merc”, dit Ludi. Ils sont petits, mais quand même lourds !
Il lui sourit, puis lui dit :
_ Excusez-moi, mais je ne crois pas vous avoir vu entrer.
_ C’est parce qu’on est pas arrivées par des moyens traditionnels. On n’est pas passées par la porte.
Pour lui montrer, elle s’éclipsa, et réapparut derrière lui. Puis, elle lui tapa sur l’épaule. Eberlué, il se retourna et la regarda. A sa question muette, elle dit :
_ Sorcière. C’est comme ça qu’on est arrivées. (elle désigna les Hobbits) Nous les avons ramenés du Mordor. Ces deux petites créatures ont vaincu Sauron, en jetant son Arme dans la Montagne de Feu. Comme quoi, on a toujours besoin de plus petits que soi.
_ Sauron a été vaincu ? (elle acquiesça) Je m’en doutais un peu. Le voile de Ténèbres qui obscurcissait le Gondor s’est déchiré.
Puis, le Guérisseur entra, et sans leur jeter un regard, se dirigea vers les Hobbits. Il les examina, puis s’attarda sur la main de Frodon, à laquelle il manquait la moitié de l’index.
_ Il l’a perdu pendant la bataille. On ne sait pas ce qui s’est passé, dit Liane.
_ Pendant la bataille ? ! Mais, c’est déjà cicatrisé !
_ Parce que je l’ai guéri avant de venir, fit Ludi.
_ Vous l’avez quoi ? s’étonna Faramir.
_ Ça fait partie de mes pouvoirs. Je peux guérir les plaies ouvertes. (elle s’adressa au Guérisseur) Comment vont-ils ?
_ Bien, compte tenu de l’endroit d’où ils viennent. Ils sont juste épuisés.
_ Bien. (elle regarda Faramir) Vous avez des nouvelles d’Eowyn ?
_ La dame du Rohan va bien. Elle se repose.
Lisa apparut dans la pièce, et dit :
_ J’ai besoin de vous ! Vite !
Puis, elle disparut. Ludivine regarda Faramir et le Guérisseur, et leur fit signe qu’elles revenaient. Puis, elle saisit la main de sa soeur, et toutes deux s’éclipsèrent, laissant Faramir et le Guérisseur abasourdis

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MessageSujet: Re: Le Seigneur des Anneaux: La rencontre de deux mondes (C)   Lun 29 Juin - 16:55

une autre suite

******************


Lisa réintégra son corps juste à temps pour éviter une boule d’énergie. Ludi et Liane se matérialisèrent quelques secondes plus tard, et Liane fit exploser le démon. Puis, elle regarda sa sœur, et lui dit :
_ Avec toutes les épées qui traînent ici, t’as pas réussi à tuer le démon ?
_ Quoi ? ! Je lui en ai planté une bonne dizaine dans le corps ! Il avait mal, mais c’est tout ! En plus, je devais protéger tous ces hommes des boules d’énergie !
A ce moment-là, Léo se matérialisa, et leur dit, affolé :
_ Des démons sont à vos trousses !
_ Ils nous ont retrouvées, fit Ludi.
Léo les regarda tour à tour, puis vit que Lisa avait des morceaux de chair du démon dans les cheveux. Il les lui retira, et Lisa dit :
_ C’est répugnant. (elle regarda Léo) Dis donc, c’est maintenant que tu arrives pour nous prévenir ? Tu attends qu’on se soit fait attaquer pour nous dire que des démons nous ont retrouvées ! Tu as de la chance d’être déjà mort…
_ Comment savent-ils qu’on est ici ? demanda Ludi, sans laisser le temps à Léo de se défendre.
_ La Source l’a appris, et a envoyé ses démons.
_ Attends une minute, dit Lisa. La Source ? ! On l’a vaincue ! C’est d’ailleurs pour ça que Cadmus nous a offert une vie normale !
_ Les démons ont élu une nouvelle Source.
Consternées, les trois sœurs se regardèrent, puis Lisa dit :
_ Puisqu’il y a une nouvelle Source, on aura besoin du Livre des Ombres. Léo, tu veux bien nous le ramener ?
Léo hocha la tête, puis s’éclipsa. Ludivine s’éclipsa aussi, pour retourner dans les Maisons de Guérison. Lisa se tourna vers les autres, et leur dit :
_ Tout le monde va bien ?
_ On en a perdu un, lui dit Aragorn. Il a été touché par une de ces choses.
_ Une boule d’énergie. Je suis désolée. J’ai fait tout ce que je pouvais pour les protéger tous, mais…
_ Ce n’est pas de votre faute, lui dit doucement Gandalf. Nous étions trop nombreux, et vous étiez la seule à pouvoir vous battre contre lui.
Léo réapparut, le Livre des Ombres dans les bras. Lisa le prit, le posa sur le sol, et entreprit de découvrir à quelle race de démon appartenait celui qui les avait attaquées.
_ Grand-mère, si tu pouvais me donner un petit coup de pouce, ce serait pas de refus, dit-elle.
En guise de réponse, les pages se mirent à tourner toutes seules, pour s’immobiliser sur la page d’une description de démon.
_ Et, ben, voilà ! Merci grand-mère.
Lisa se pencha sur la page, et la lut. Au bout d’un moment, elle s’exclama :
_ « Ne peut être tué que par la magie » ! C’est sûr qu’il ne risquait pas de mourir avec des épées ! (elle regarda Léo) Tu peux l’emmener dans les Maisons de Guérison ? Et, dit bien à Ludivine que si elle se sert des formules pour son usage personnel, elle aura affaire à moi.
Léo s’éclipsa, sous les rires amusés d’Eomer, Aragorn, Gandalf, Legolas et Gimli. Puis, tous se mirent en route vers le Gondor. Les blessés légers avaient été mis sur les chevaux, tandis que les soldats indemnes allaient à pied, tenant les chevaux par la bride. Legolas s’était mis à côté de Lisa, et sans un mot, lui avait pris tendrement la main, après lui avoir volé un baiser. Ils marchèrent ainsi jusqu’au coucher du soleil, sans parler. Aragorn ordonna qu’on monte le camp pour la nuit. Les soldats valides montèrent quelques tentes. Aragorn, Gandalf, Eomer, Gimli, Liane, Legolas et Lisa se retrouvèrent autour du feu de camp. Aucun d’eux ne parlait. Ils se regardaient, sans une parole. Finalement, Aragorn demanda à Lisa :
_ Alors, vous ne savez toujours pas ce que Cadmus a voulu dire sur votre lignée ?
_ Pas encore. A vrai dire, je n’ai pas vraiment eu le temps d’y réfléchir. Quand on arrivera à Minas Tirith, je demanderai à Léo de faire revenir Cadmus. Lui seul pourra me dire ce que signifient ses paroles.
Puis, Lisa soupira, regarda autour d’elle ; tous ces hommes qui s’étaient vaillamment battus, qui avaient perdu un fils, un frère, un père… Elle dit :
_ Je n’arrive pas à croire que tout ça soit fini. Que ce monde soit libéré du Mal. J’aurai tellement aimé pouvoir faire pareil pour mon monde. Mais, contrairement à la Terre du Milieu, chez nous, lorsqu’une Source est détruite, une autre prend sa place. Nous avons déjà détruit deux Sources, et maintenant, voilà qu’une autre Source a été élue. Tant qu’il y aura des démons, il y aura une Source. C’est comme ça, on n'y peut rien.
_ Le mal n’a pas été totalement vaincu, dit Gandalf.
_ C’est vrai, acquiesça Eomer. Il reste encore des Orcs sur la Terre du Milieu.
_ Qui errent sans maître, sans ordres, sans personne pour les contrôler ; ce qui ne les rend que plus dangereux, dit sombrement Gimli.
_ On a réussi à vaincre Sauron, et ce n’était pas une partie de plaisir, dit Liane. Eliminer les Orcs qui restent, ne sera pas le plus dur. Après tout, vous l’avez dit vous-même : ils sont sans maître. Ils sont désœuvrés. Ils ne savent pas comment réagir ; ce qui les rend, au contraire, plus vulnérables, et plus faciles à battre.
Ils continuèrent à discuter quelques instants, puis allèrent se coucher.

******************


Le camp était endormi, et pas un bruit ne venait troubler le sommeil des guerriers. Soudain, une lumière bleue apparut, se dirigeant vers Eomer, qui dormait paisiblement. La lumière l’enveloppa, puis s’éloigna, l’entraînant avec elle. Elle réapparut quelques mètres plus loin, à l’abri des regards, et se changea en Ludivine, qui était penchée au-dessus de l’homme qu’elle aimait. Elle le réveilla doucement. Lorsqu’il ouvrit les yeux, le jeune homme fut surpris de la voir là.
_ Qu’est-ce que… commença-t-il.
Il s’interrompit, s’apercevant qu’il n’était plus au camp.
_ Où sommes-nous ?
_ Pas très loin du camp, mais assez pour ne pas être dérangés. Je voulais te voir, tout seul. Pouvoir t’avoir enfin pour moi, sans être interrompus.
Il se redressa, et la prit dans ses bras.
_ Je t’aime, lui glissa-t-elle à l’oreille.
Emu, il la regarda, et lui répondit :
_ Moi aussi, je t’aime…. Epouse-moi, lâcha-t-il tout de go.
Ludivine le considéra un instant, puis dit :
_ D’accord.
Elle l’embrassa.
_ D’accord, répéta-t-elle avec plus d’emphase.
Ils s’embrassèrent à nouveau, et passèrent le reste de la nuit ensemble.

******************


Le lendemain à l’aube, les hommes démontèrent le camp. En rejoignant Aragorn, Lisa aperçut une lumière bleue se matérialiser, quelque peu cachée par une tente. Se rendant compte, qu’il manquait quelqu’un, elle arrêta un Gondorien, et lui demanda :
_ Avez-vous vu le Seigneur Eomer, ce matin ?
_ Non, ma Dame, répondit-il.
Un sourire aux lèvres, elle le remercia, et se dirigea vers la tente, qu’elle contourna, se trouvant nez à nez avec Eomer, au moment où la lumière bleue disparaissait.
_ Bonjour, Monseigneur”, dit-elle. “Bien dormi ? Vous avez les traits tirés, je me trompe ?
Eomer sourit, et répondit :
_ Puisque je suis démasqué, autant tout avouer.
_ Ce serait plus sage, en effet, fit Lisa, faussement méchante.
_ Pour tout vous dire, j’ai passé la nuit avec votre sœur.
_ Vous l’aimez beaucoup, n’est-ce pas ?
_ Autant que Legolas vous aime, je crois, ma Dame… Je lui ai demandé de m’épouser. Comme vous êtes son aînée, je voudrai avoir votre approbation.
_ Vous l’avez, Seigneur Eomer. Sachez que je suis heureuse et très fière de vous compter bientôt parmi ma famille. Vous êtes ce qui aurait pu arriver de mieux à ma sœur. C’est sincère.
_ Mais, dites-moi, il me semble me souvenir d’une phrase que vous auriez prononcée lors de notre première rencontre. Ne serait ce pas : « N’empêche, j’aime pas ce type. » ? ne put-il s’empêcher de la taquiner.
_ Admettez que vous vous êtes montré particulièrement odieux. (Eomer hocha la tête). Mais, ne vous inquiétez pas, c’est pardonné.
_ Merci, ma Dame. J’en suis très heureux.
Lisa le prit par le bras, pour l’entraîner vers les autres, et lui dit :
_ Je vous en prie, cessez tout ce cérémonial. Ne m’appelez pas « ma Dame ». Mon prénom, c’est Lisa, et je le préfère de loin à ma Dame.
Lorsqu’ils arrivèrent près des autres, Aragorn proposa de la nourriture à Lisa, mais celle-ci la refusa, en disant :
_ Non merci. Je ne me sens pas très bien ce matin.
_ Que vous arrive-t-il ?
_ J’ai des nausées. Comme si j’étais… Oh, non ! Faites que ce ne soit pas ça !
_ Ça quoi ?
_ Je vous le dirai quand j’en serai sûre. Il faut vraiment que je parle à Cadmus.
_ Nous serons à Minas Tirith ce soir.

******************


Pendant ce temps, dans les maisons de guérison, Faramir réussit à coincer Ludivine, alors que celle-ci feuilletait le Livre des Ombres. Lorsqu’il entra dans la pièce, elle referma le Livre précipitamment.
_ Monseigneur ! s’exclama-t-elle. (il la regarda, surpris qu’elle l’appelle ainsi). J’ai appris qui vous étiez, s’expliqua-t-elle. Le Seigneur Faramir, nouvel Intendant du Gondor… du moins jusqu’au retour d’Aragorn.
_ Quand doit-il arriver ?
_ Je ne sais pas. Probablement ce soir ou demain. Je pencherai plutôt pour ce soir.
_ Comment le savez-vous ? Vos pouvoirs ?
_ Non, c’est ma sœur qui a le pouvoir de voir le futur ou le passé. Là, ce serait plutôt ce qu’on appelle chez nous l’intuition féminine. Alors, qu’est-ce que ça vous fait d’être promu Intendant de la Cité, puis de tout perdre à cause du retour du roi ? (elle regarda Faramir). Oups ! C’était peut-être pas la question à poser. Je suis vraiment la reine des gaffes !
_ Ce n’est rien. De toutes façons, je n’ai jamais voulu du pouvoir. Ça ne m’intéresse pas.
_ J’ai aussi appris pour votre père. Bien que je ne l’aie jamais vu, je suis sincèrement désolée. Je ne sais que trop ce que c’est de perdre ses parents.
_ Je vous remercie.
_ Pippin m’a raconté la façon dont il vous avait traité, et je voulais vous dire que je suis persuadée que votre père vous aimait. Il vous a peut-être mal aimé, mais il vous a aimé.
_ Je le sais. (il décida de changer de sujet). Allons, assez parlé de moi. Racontez-moi l’histoire de votre famille. Elle semble être loin d’être banale !
_ Vous ne croyez pas si bien dire.

******************


L’après-midi était déjà bien avancé, et la petite troupe était encore en marche. Aragorn avait dit qu’ils arriveraient à Minas Tirith dans la soirée, au plus tard dans la nuit. Legolas, après avoir parlé avec Aragorn, s’approcha de Lisa, et lui demanda :
_ Ça va ?
_ Oui, pourquoi ?
_ Aragorn m’a dit que tu ne te sentais pas très bien.
Lisa se retourna, et regarda Aragorn, l’air de dire « vous n’auriez pas pu vous taire ? ». L’homme lui jeta un regard contrit, démenti par son sourire. La jeune femme lui tira la langue, lui montrant ainsi qu’elle ne lui en voulait pas, puis se tourna vers Legolas – qui avait suivi son manège, amusé – et lui répondit :
_ J’avais des nausées, ce matin. Mais, ça va mieux maintenant. Je t’assure.
_ Tu ne veux pas me dire ce que tu as ?
_ Pas tant que je ne suis pas sûre. Je ne veux pas te faire de fausse frayeur. Je t’en parlerai quand j’aurai parlé à Cadmus, et qu’il m’aura expliqué ses paroles.
Legolas réfléchit un instant, se remémorant les paroles qu’elle lui avait rapportées, et qui la préoccupaient. Soudain, il s’arrêta, la retint par le bras, et lui demanda :
_ C’est à propos de ta lignée, n’est-ce pas ?
Lisa hésita un instant, puis soupira, et avoua :
_ C’est vrai. Je crois que… (elle prit son courage à deux mains) Que je suis enceinte.
L’Elfe la regarda, n’en croyant pas ses oreilles. Lisa s’empressa d’ajouter :
_ Ne t’emballe pas trop. Je n’en suis pas sûre du tout.
Comme ils s’étaient arrêtés, Aragorn les avait rattrapés. Arrivé à leur hauteur, il leur dit :
_ Regardez devant vous. Nous sommes presque arrivés.
Ils suivirent son regard, et virent qu’ils arrivaient en vue de Minas Tirith, cette Cité Blanche imposante, appuyée contre la montagne, dont certaines parties avaient été taillées à même la montagne ; cette Cité, jusque là réputée imprenable, et qui avait failli tomber aux mains d’un ennemi puissant et dangereux. Minas Tirith n’avait dû son salut qu’au courage et à l’amour de ses habitants, ainsi qu’à leurs alliés. Lisa, qui la voyait réellement pour la première fois, eut le souffle coupé devant la beauté de la Cité. A cette distance, on distinguait bien les sept cercles de Minas Tirith.
_ Elle est magnifique, souffla Lisa. (elle regarda Aragorn) J’espère de tout cœur que votre peuple parviendra à la reconstruire telle qu’elle était avant l’attaque de Sauron.
L’Homme lui sourit ; un sourire emplit de fierté. Puis, il remarqua le trouble de Legolas, mais il n’eut pas le loisir de les questionner. Lisa s’était remise en marche, entraînant Hasufel à sa suite. Legolas la suivit comme un automate, puis Aragorn, qui entendit l’Elfe murmurer, incrédule :
_ Je vais être papa…
Alors, Aragorn s’arrêta si brutalement qu’Eomer, qui le suivait, lui rentra dedans.
_ Que vous arrive-t-il, mon ami ? lui demanda-t-il.
Lisa se retourna, et le regarda. Il préféra donc se taire.
_ Rien, rien, dit-il. Je… j’admirai la vue.

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MessageSujet: Re: Le Seigneur des Anneaux: La rencontre de deux mondes (C)   Lun 29 Juin - 17:05

Ils poursuivirent leur chemin jusqu’à Minas Tirith, et pénétrèrent dans la Cité, où ils furent accueillis en héros. C’était les sauveurs de la Terre du Milieu ; ceux qui avaient osé défier Sauron, aux portes mêmes du Pays Noir, et qui par-dessus tout, en étaient ressortis vainqueurs. Puis, ils se rendirent compte que des femmes les accompagnaient. Ainsi donc, la rumeur était fondée ! Des femmes avaient bien participé aux combats ! Des murmures montèrent de la foule.
_ On dirait qu’ils n’ont jamais vu une femme aller à la guerre, grommela Lisa.
_ Non, en effet, lui dit Gandalf, amusé.
_ C’est vrai, concéda la jeune femme. Je vais aux Maisons de Guérison, voir les Hobbits. Je peux emmener les blessés en même temps.
_ Je t’accompagne, lui dit Legolas.
Tous deux se chargèrent d’emmener les quelques blessés aux Maisons de Guérison. Lisa préféra garder le silence pendant le trajet. Legolas, quant à lui, la regardait à la dérobée, plongé dans ses pensées. Allait-il oser ? Jamais il ne s’était senti aussi désarmé face à une femme ! Il détestait ça, mais en même temps, cette situation nouvelle était un défi pour lui. Il l’aimait comme il n’avait jamais aimé personne, et pourtant elle était tellement mystérieuse ! Si quelqu’un lui avait dit qu’il rencontrerait une personne aussi difficile à cerner, il lui aurait certainement ri au nez. Il ouvrit la bouche plusieurs fois, mais la referma sans qu’aucun son n’en sorte. Il ne pouvait pas. Il n’avait qu’à la regarder, pour que son cœur se mette à battre tellement fort, qu’il avait l’impression qu’il allait sauter hors de sa poitrine.
Lisa sentait le regard de Legolas sur elle, mais évitait soigneusement de le regarder. Quand elle lui avait dit qu’elle était probablement enceinte, il avait eu une réaction indéfinissable. Elle ne savait pas si c’était de la joie, de la peur ou du rejet. Et si elle était réellement enceinte, et qu’il la laissait seule ? Tellement de choses étaient arrivées en si peu de temps ! Elles avaient changé de monde, vaincu le mal, Ludivine allait se marier… Elle eut un sourire en pensant à tous ces événements. Et dire qu’elle trouvait sa vie compliquée à San Francisco !
Bien que se demandant ce qui pouvait la faire sourire, Legolas ne put s’empêcher de l’admirer, le souffle court. Soudain, pris d’une impulsion, il la prit par le bras, la tournant vers lui, et l’embrassa fougueusement. D’abord surprise, la jeune femme répondit à son baiser, dans lequel l’Elfe faisait passer tout l’amour qu’il avait pour elle. Ils ne s’arrêtèrent qu’en entendant les gardes – qu’ils devaient emmener aux Maisons de Guérison – applaudir. Ils se séparèrent, amusés de la réaction qu’ils avaient provoquée chez les Gondoriens. Après un dernier regard chargé de désir contenu, ils reprirent leur chemin, et arrivèrent bientôt aux Maisons de Guérison. Lisa laissa les guérisseuses s’occuper des blessés, et entreprit de trouver les Hobbits. Legolas et elle regardèrent dans toutes les salles, pour trouver la chambre des deux courageuses petites créatures. En regardant dans une chambre, Lisa vit Eowyn et Faramir en pleine discussion. Mais, cette discussion n’était pas des plus banales ; elle le voyait aux regards qu’ils se lançaient. Ces regards étaient d’une tendresse infinie. Elle pressa le pas, entraînant Legolas à sa suite, ne voulant pas troubler ce moment si attendrissant.

******************


Ils finirent par trouver la chambre des Hobbits. Ils n’étaient pas encore réveillés. Le chef des Maisons de Guérison restait en personne à leur chevet. Ludivine se trouvait avec eux. Lorsqu’elle les vit entrer, elle vint les rejoindre, les salua, puis regarda à l’extérieur. Elle les regarda à nouveau, dépitée.
_ Eomer n’est pas ici ? demanda-t-elle.
_ Il est dans la salle du trône avec les autres, répondit Legolas.
Ludivine allait pousser la porte, mais celle-ci refusa de bouger. Sans se retourner, elle dit à Cadmus, qui venait d’apparaître dans la pièce :
_ Vous ne pourriez pas prévenir, quand vous entrez dans une pièce !
_ J’ai entendu dire que vous désiriez me voir, dit celui-ci.
_ Ah, bon ? fit Ludi en se retournant.
_ Oui, répondit Lisa. Pourriez-vous m’expliquer vos paroles ?
_ Je pensais pourtant avoir été clair… (il la regarda, et lui sourit d’un air bienveillant). Legolas a bien travaillé.
Lisa resta sans voix, encaissant la nouvelle. Ludi, d’abord ébahie, se précipita vers elle, et s’écria en embrassant son ventre, tandis que Cadmus disparaissait :
_ Tu es enceinte ! Je vais avoir une nièce !
Le temps ayant repris son cours, Legolas entendit ce qu’avait dit Ludi, puis la vit courir vers lui. Surpris, il ne sut pas comment réagir. Elle le prit dans ses bras, et lui dit :
_ Je suis tellement contente !
Puis, elle sortit précipitamment de la pièce.
_ Dans cinq minutes, toute la Terre du Milieu aura appris la nouvelle, dit Lisa.
Legolas regarda la femme de sa très longue vie, puis lui dit :
_ Ainsi donc, tes craintes étaient fondées.
Elle le regarda, inquiète, et lui demanda, hésitante, ne sachant pas comment l’Elfe allait réagir :
_ Es-tu heureux ? Tu vas être père…
Sans lui répondre, Legolas s’approcha d’elle, une lueur indéfinissable au fond des yeux. Lisa ne parvenait pas à se débarrasser de cette sourde angoisse qui la tenaillait ; il le voyait dans ses yeux. Pour elle, le peu d’espace qui le séparait d’elle semblait interminable. Pourquoi ne disait-il rien ? Qu’en pensait-il ? Que ressentait-il ?
_ Legolas ? interrogea-t-elle, lorsqu’il fut devant elle.
Toujours sans rien dire, il plongea son regard au fond du sien, puis avec un sourire de bonheur total, il regarda son ventre, posa ses mains dessus, puis enlaça la jeune femme, et l’embrassa passionnément.
Ce fut ce moment que choisit Sam pour ouvrir les yeux. Lorsqu’il vit le couple tendrement enlacé, il crut d’abord qu’il était mort, puis il reconnut l’Elfe.
_ Legolas, souffla-t-il faiblement.
L’Elfe s’écarta de sa compagne, et s’approcha du Hobbit.
_ Ravi de voir que vous allez mieux, Maître Gamegie, dit-il.
_ Et Monsieur Frodon ? demanda-t-il.
_ Il va bien, rassurez-vous, répondit Lisa.
Alors, Sam la regarda. Il s’aperçut qu’il ne la connaissait pas, mais il aimait la lueur qu’il voyait au fond de ses yeux ; la bonté qui s’y reflétait le mit aussitôt en confiance. Il eut un sourire las, et Lisa lui dit, en lui caressant les cheveux :
_ Tout est fini. Le mal a été détruit. Reposez-vous, vous le méritez.
Il ferma les yeux, puis finit par s’endormir, bercé par la douceur des gestes de Lisa. La jeune femme regarda un instant son visage détendu, puis fit signe à Legolas de sortir.

******************


Ludivine, quant à elle, était sortie en courant des Maisons de Guérison, pour aller faire part de la future maternité de sa sœur à son autre sœur et à leurs compagnons. Elle n’avait même pas pensé à utiliser son pouvoir pour se téléporter, et tous ceux qui l’avaient croisée – après s’être précipitamment écartés de son passage – l’avaient prise pour une folle. La jeune femme n’y prêta pas attention, et continua sa course folle vers la salle du trône, où se trouvaient Aragorn, Gimli, Eomer, Liane et Gandalf. Elle en ouvrit les portes à la volée, et entra comme une démente dans la pièce. Sachant d’où elle venait, Aragorn s’inquiéta aussitôt.
_ Il y a un problème avec les Hobbits ?
_ Quoi ? Non, tout va bien. C’est Lisa. Elle vient d’avoir une conversation avec Cadmus. (tous la regardèrent avec attention). Elle va avoir un bébé ! Je vais avoir une nièce !
Le premier instant de stupéfaction passé, les cinq compagnons retrouvèrent l’usage de la parole. Liane poussa un cri de joie, Gimli demanda :
_ Comment pouvez-vous savoir que ce sera une fille ? Cadmus vous l’a dit ?
_ Non, mais dans notre famille, nos pouvoirs se transmettent de mère en fille, et toutes nos ancêtres ont eu des filles.
_ Ce qui veut dire que je n’aurai pas d’héritier ? ! s’exclama Eomer.
Ludivine le regarda, puis éclata de rire devant son air effaré, et lui dit :
_ Du moins les trois premiers enfants seront des filles, sauf si Lisa en fait trois avant moi. Il ne peut y avoir qu’un Pouvoir des Trois.
A ce moment là, Lisa et Legolas pénétrèrent dans la pièce. Leurs amis se mirent à les féliciter tous en même temps. Rassurée sur l’amour que Legolas lui portait, Lisa le regarda, et se demanda comment elle avait pu vivre tout ce temps sans lui. Et dire qu’il avait fallu que les Fondateurs les envoient dans un autre monde, pour qu’elle trouve l’amour ! Elle se rapprocha de lui, et lui murmura à l’oreille :
_ Le melon. (je t’aime).
Touché de l’entendre lui faire une déclaration d’amour dans sa langue, il lui sourit, les yeux brillants.

******************


Les jours passèrent. Lisa passait le plus clair de son temps au chevet de Frodon ; son compagnon ayant récupéré plus vite que lui. Enfin, le jeune Hobbit finit par ouvrir les yeux. Il regarda autour de lui, étonné de se trouver dans un lit aussi moelleux, puis ses yeux s’arrêtèrent sur Lisa, qui était debout, devant le lit. Il lui demanda :
_ Où suis-je ?
_ Vous êtes à Minas Tirith, Petit Homme, répondit la jeune femme. Vous êtes en sécurité, maintenant.
Il la considéra un instant, puis s’exclama :
_ C’est vous ! Vous m’êtes apparue au Mordor ; dans une grande lumière bleue. Vous m’avez sauvé la vie ! Moi qui croyais rêver !
Lisa n’eut pas le temps de répondre. Gandalf venait d’entrer dans la pièce, et avait vu que Frodon était réveillé. Celui-ci le regarda, heureux de retrouver celui qu’il avait cru mort, tombé dans les rets de la Moria. Puis, le reste de la Communauté entra, Merry et Pippin en tête, qui se jetèrent sur le lit ; vinrent ensuite Gimli, puis Legolas, qui avait revêtu un habit Elfique lui donnant un air altier, Aragorn, et enfin Sam. Liane et Ludivine arrivèrent bonnes dernières, suivies d’Eomer.
Legolas vint se placer près de Lisa, et lui dit tout bas :
_ Tu as encore passé ton temps debout ? Tu sais que ce n’est pas bon, dans ton état.
La jeune femme lui répondit sur le même ton, quoiqu’un peu plus agacé :
_ Legolas, je suis enceinte, pas mourante. Et puis, je n’en suis encore qu’au premier mois. Je n’ai pas encore besoin d’être alitée.
Frodon ne fit pas attention à cet échange, et regarda Ludi.
_ Vous étiez là, vous aussi, lui dit-il.
_ Exact, Frodon, répondit Gandalf. Elle et sa sœur vous ont sauvé la vie. Ce sont elles qui vous ont ramenés du Mordor.
_ Merci de tout cœur, leur dit-il, sincèrement reconnaissant.

******************


Le jour du couronnement d’Aragorn arriva. Le promontoire était noir de monde. Tout le Gondor s’était déplacé pour ce jour tant attendu : le retour du roi. Aragorn s’agenouilla devant Gandalf, qui lui mit la couronne du Gondor sur la tête. Le magicien dit :
_ Et voici venir les jours du roi. Qu’ils soient heureux.
Puis, Aragorn se releva, et se tourna vers son peuple, qui l’acclama. Il dit :
_ Ce jour n’appartient pas à un seul homme, mais à tous. Reconstruisons ensemble ce monde. Afin de pouvoir partager des temps de paix.
Puis, il se mit à chanter une chanson en Elfique :
Et Eärello Endorenna utúlien. Sinome maruvan ar Hidinyar tenn’ Ambar-metta !
(De la Grande Mer en Terre du Milieu, je suis venu. En ce lieu je me fixerai, moi et mes héritiers, jusqu’à la fin du monde !)

Les Gondoriens applaudirent. Lisa se mit à siffler et acclamer comme si elle était à un concert de rock. Eomer la regarda, amusé, et Lisa, se rendant compte de la solennité du moment, dit, se calmant instantanément :
_ Pardon.
Le nouveau roi du Gondor s’avança parmi ses sujets. Tous s’inclinèrent sur son passage. Il s’avança vers Legolas et les autres Elfes. Arrivé à sa hauteur, il posa sa main sur son épaule, et lui dit :
_ Hannon le. (merci).
Legolas lui sourit, et lui indiqua des yeux de regarder derrière lui. Aragorn regarda dans la direction indiquée par son ami, et vit Elrond, le seigneur de Fondcombe, puis une bannière blanche avec l’Arbre Blanc, l’emblème du Gondor, derrière laquelle se trouvait Arwen, la fille d’Elrond. Aragorn s’avança vers elle. Il lui prit la bannière des mains, la donna à un Elfe, et regarda longuement sa bien-aimée. Celle-ci s’inclina devant le roi, mais Aragorn lui releva le menton, et l’embrassa aussi fougueusement que soudainement. Son peuple se mit à applaudir. Lisa essuya une larme. Sa sœur s’en aperçut, et la regarda, goguenarde.
_ Ben, quoi ? J’aime bien les histoires qui finissent bien, s’expliqua Lisa.
Ludi passa un bras autour de ses épaules, en riant. Aragorn et Arwen s’embrassaient toujours, et Aragorn la faisait tournoyer. Elrond était ému, et souriait devant le bonheur de sa fille. Aragorn et Arwen se séparèrent un instant, puis s’embrassèrent à nouveau plus tendrement. Enfin, ils se dirigèrent vers les Hobbits. Ceux-ci s’inclinèrent devant eux.
_ Mes amis, dit Aragorn. (les quatre Hobbits relevèrent la tête). Ce n’est pas à vous de vous incliner.
Le roi s’agenouilla devant eux, et fut bientôt imité par la Dame Arwen, puis par le peuple tout entier, qui montrait ainsi son respect pour ces petites créatures qui avaient détruit l’Anneau Unique, et anéanti le mal à jamais. Les Hobbits furent tout d’abord gênés, puis fiers et émus, de voir la reconnaissance qu’ils avaient, eux qui s’étaient toujours considérés comme insignifiants face aux Grandes Gens, comme ils appelaient les Hommes et les Elfes. Puis, Frodon prit la parole, s’adressant aux trois sœurs, qui s’étaient approchées :
_ Je crois que vous méritez aussi les mêmes honneurs, ainsi que toute la Communauté. Sans mes amis, jamais je ne serai arrivé au bout de cette quête, et sans vous, mesdemoiselles, Sam et moi serions morts.
Alors, le peuple, qui s’était relevé lorsque Frodon avait commencé à parler, s’agenouilla à nouveau devant les trois sœurs, de même qu’Aragorn. Lisa regarda autour d’elle, puis finit par dire, comme le peuple ne se relevait pas :
_ Là, ça devient gênant.
Aragorn la regarda, amusé, puis se releva, donnant ainsi le signal à son peuple, qui l’imita. Des pétales de fleurs blanches furent lancés en l’air, et Gimli, abandonnant son air bourru, admira la pureté de ces pétales tombés du ciel. Legolas et Eomer s’approchèrent tous les deux de leurs bien-aimées. Lisa regarda Faramir et Eowyn, qui semblaient très proches, et glissa à Eomer :
_ Je pense que d’ici peu, un homme va venir vous demander la main de votre sœur, monseigneur.
_ Une vision ?
_ Une intuition… juste une intuition.
Puis, ils se dirigèrent tous vers la grande salle où était donnée une fête en l’honneur du roi retrouvé du Gondor. Lisa se tortillait dans sa robe. Legolas la regarda, et lui demanda :
_ Quelque chose ne va pas ?
_ C’est cette robe. Je ne m’y sens pas à l’aise. Si ça ne tenait qu’à moi, j’irai mettre un pantalon.
_ Je te trouve très bien, dedans, moi.
_ C’est vrai ? Bon, je la garde. Mais, c’est bien parce que c’est toi.
Legolas rit. Il lui tardait de l’emmener chez lui, en Forêt Noire, et de la présenter à son père. Elle lui plairait, il en était sûr. Comment pourrait-il en être autrement ?

******************


Le repas était presque terminé, lorsqu’Aragorn réclama l’attention de tous. Il se leva, et appris à son peuple une nouvelle qui n’était pas vraiment surprenante.
_ Habitants du Gondor, mes frères. Aujourd’hui, vous avez couronné un roi… bientôt, vous accueillerez sa reine, en la personne d’Arwen Undomiel, fille d’Elrond, seigneur de Fondcombe.
Tous les Gondoriens applaudirent, visiblement ravis du choix de leur roi. Lisa regarda Aragorn en souriant, puis son regard se posa sur Faramir et Eowyn, et sur Ludivine et Eomer, et elle glissa à Legolas :
_ Il va y en avoir des mariages, dans un très proche avenir !
L’Elfe acquiesça, sachant de qui elle voulait parler.

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MessageSujet: Re: Le Seigneur des Anneaux: La rencontre de deux mondes (C)   Lun 29 Juin - 17:06

voici la fin du chapitre 5. je mettrai le 6 et dernier chapitre dans la soirée.

******************


Alors que la fête battait son plein, Lisa sortit prendre l’air. Elle avait besoin de s’isoler, pour réfléchir. Legolas la rejoignit, et vit qu’elle tenait un papier à la main. Elle ne l’avait pas entendu approcher. Il lui toucha le bras, la faisant sursauter.
_ Tu as l’air préoccupée, lui dit-il. Qu’y a-t-il ?
_ Tu te souviens, quand on est sortis de Fangorn, Ludivine, Liane et moi avons parlé de trouver une formule, pour rentrer chez nous.
_ Oui, et alors ?
Elle lui tendit la feuille, en lui disant :
_ On l’a trouvée.
Legolas lut l’incantation qui y était inscrite :
Une place pour chaque chose, et chaque chose à sa place,
Replacez ce qui a été déplacé, à travers le temps et l’espace.

Il regarda la jeune femme, en proie à d’horribles appréhensions. Ainsi donc, elle voulait repartir ! L’abandonner, après tout ce qu’ils avaient vécu ensemble ; après qu’elle lui eut appris qu’elle attendait un enfant de lui ! Mais, son visage reprit son masque d’impassibilité. Il lui rendit la feuille, et lui demanda :
_ Tu veux repartir ?
_ Non, bien sûr que non ! (elle déchira la feuille en petits morceaux, et regarda le vent l’emporter loin.) Il n’y a rien qui m’attend, là-bas. Je n’y ai plus de famille, plus rien. Ludivine va se marier, toi et moi allons avoir un enfant ; pourquoi repartirai-je ? Et puis, je ne sais pas si tu es au courant, mais je suis tombée amoureuse de quelqu’un.
_ Ah bon, qui donc ? demanda-t-il, sur le même ton moqueur.
_ Et bien, c’est un Elfe de la Forêt Noire. Il est grand, blond, les yeux bleus… ai-je besoin de préciser qu’il a les oreilles pointues ?
_ J’ai beau chercher, vraiment je ne vois pas de qui il s’agit.
_ Approche, je vais te le dire à l’oreille.
Il se pencha vers elle ; elle lui prit le visage entre ses mains, et l’embrassa.
_ I gardh nín ias sí na uren, a uren dortha na le. (Ma maison est là où est mon cœur, et mon cœur avec toi), lui dit-elle.


******************


Ludivine était aussi sortie avec Eomer. Ils avaient assisté à distance à la scène.
_ Je la déteste, dit Ludi en désignant sa sœur.
Eomer la regarda, surpris, et s’exclama :
_ Quoi ?
_ Elle sera la première à avoir un bébé ! expliqua-t-elle.
Soulagé, Eomer rit, et dit :
_ Peut-être, mais tu seras la première à te marier.
_ C’est vrai.
Riant, ils retournèrent dans la salle, où Legolas et Lisa les avaient précédés.

******************


Quelques jours avant son mariage avec Aragorn, Arwen vint voir les trois sœurs.
_ Accepteriez-vous d’être mes demoiselles d’honneur ? leur demanda-t-elle.
Touchées, les trois sœurs acceptèrent avec joie.
_ Alors, ce n’est pas trop dur de ne pas pouvoir voir Aragorn ? demanda Lisa.
_ Si, ça l’est. Surtout que nous avons déjà été séparés pendant si longtemps, avant la destruction de l’Anneau. Le revoir était merveilleux. Mais, je me dis que c’est un rituel que chaque Elfe doit accomplir, et je n’angoisse pas, car je sais qu’il n’est pas parti en guerre. Et puis, le mariage est dans cinq jours. Les retrouvailles n’en seront que plus intenses.
_ Tu m’étonnes, murmura Lisa, amusée à la pensée de la nuit de noces.
_ Plaît-il ? demanda Arwen, qui avait pourtant bien entendu, tandis que Liane envoyait un coup de coude à sa sœur.
_ Tu ne pourrais pas être un peu plus subtile dans tes allusions, une fois de temps en temps ? fit Liane, faussement outrée.
Mais, cette remarque fit rire les quatre femmes, déjà complices, alors qu’elles s’étaient rencontrées à peine une semaine auparavant.

******************


Quelques jours après le mariage d’Aragorn et d’Arwen, tous se rendirent en Rohan pour célébrer un autre mariage : celui de Ludivine et Eomer. Pour l’occasion, les Fondateurs avaient autorisé leur mère et leur grand-mère à reprendre vie. Ainsi, les deux femmes avait-elles pu assister au mariage de la jeune femme en chair et en os. Liane en avait profité pour parler – à mots couverts – à sa grand-mère de la possibilité d’un mariage secret avec Léo, et ce que son aïeule lui avait dit, lui avait redonné espoir. Il suffisait que le soleil reste caché assez longtemps pour leur permettre de faire la cérémonie. Autrement dit, il leur fallait une éclipse de soleil.

To be continued…

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MessageSujet: Re: Le Seigneur des Anneaux: La rencontre de deux mondes (C)   Lun 29 Juin - 18:51

woo Tout plein de chapitres, c'est super!!!
Désolée de ne pas avoir commenté chacun, mais le temps de tout lire... drunken

C'est toujours trop génial !! j'ADORE !!! vraiment !! love21 love21 love21 love21 love21 love21 love21 love21 love21 love21 love21 love21 love21 love21 love21 love21 love21 love21 love21 love21 love21 love21 love21 love21 love21 love21

le passage où Legolas tue l'oliphant est juste trop fort (la réaction de Gimli love12 )

Mais, je me demande... comment vont-elles faire ensuite ? Ne vont-elles pas devoir repartir dans leur monde ? que feront leurs chéris ?
Est-ce que ça va s'arranger entre Léo et Liane ?

Ah tu viens d'ajouter deux nouveaux chapitres, bon, je poste ça quand même, et retourne lire ces chapitres !!!

Edit : Nouveaux chapitres lus !

Eh bien, voilà des réponses à mes questions !!!
Pleins de mariages partout... love4 j'adore les histoires qui finissent par un mariage !!! love21 love21 love21

J'ai hâte de lire la suite (et fin) love13 love1 love1 love1

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6è et 5è d'un GP ennuyeux à mourir... pfffff
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MessageSujet: Re: Le Seigneur des Anneaux: La rencontre de deux mondes (C)   Lun 29 Juin - 20:07

merci Alex. voici la suite et fin

*********************

Chapitre 6 : Le dénouement


Depuis leur départ d’Edoras, Lisa angoissait. Elle ne savait pas du tout comment allait l’accueillir le roi Thranduil, le père de Legolas. En effet, l’Elfe avait décidé de partir le plus tôt possible vers la Forêt Noire, afin de présenter Lisa à son père. La jeune femme entamait son troisième mois de grossesse. Lisa savait qu’en général, une histoire d’amour entre un Elfe et une mortelle était toujours mal acceptée. Elle se demandait donc comment leur histoire allait être accueillie, d’autant plus que l’Elfe en question était l’héritier du trône de la Forêt Noire, et que la mortelle qu’il avait choisie n’appartenait même pas à ce monde. Pour couronner le tout, la future reine était une puissante sorcière pourchassée sans relâche par les démons. Elle jeta un coup d’œil à Legolas, qui contrairement à elle, semblait serein. En plus de son angoisse, elle commençait à ressentir les effets de la fatigue. Ils étaient partis le matin d’Edoras, et n’avaient fait qu’une courte pause pour manger le midi. A présent, la nuit n’allait pas tarder à tomber, et Lisa se surprit à somnoler. Elle laissait totalement le cheval se diriger tout seul.
Legolas s’aperçut que sa compagne était fatiguée, et ordonna qu’on monte le camp pour la nuit. Pendant que les Elfes s’activaient, il se précipita vers Lisa, pour lui retirer des mains le matériel qu’elle portait, qu’il confia à un Elfe.
_ Laisse-moi aider, fit-elle.
_ Hors de question ; pas dans ton état. (il fit une pause.) Qu’est-ce que tu as ? De quoi as-tu peur ?
_ De ton père. De sa réaction, en fait. Je te rappelle que je suis mortelle. Comment un être que la mort ne prendra jamais pourrait-il accepter que son fils prenne pour femme quelqu’un à qui on n’a laissé que peu d’années à vivre ? Je connais l’histoire de Beren et Lúthien. Je sais qu’elle s’est finie par la mort de chacun d’eux, parce que le père de Lúthien ne voulait pas que sa fille épouse un mortel.
_ Mon père va t’adorer. En plus, tu n’es pas une simple mortelle, et mon père le sait. La rumeur de tes hauts faits à la guerre est arrivée jusqu’à lui, et on m’a rapporté qu’il désirait vivement te connaître.
_ V… Vraiment ? demanda Lisa, étonnée.
_ Estelio nín. Crois-moi.
La jeune femme, abasourdie, acquiesça, et laissa les Elfes monter le camp.

*********************


Lorsque le camp fut monté, ils s’installèrent autour du feu, et se restaurèrent. Legolas regarda sa fiancée, et vit que malgré la conversation qu’ils avaient eue, elle était encore préoccupée.
_ Est-ce encore ta future rencontre avec mon père qui te met dans cet état ? lui demanda-t-il.
_ Non, c’est autre chose. (elle soupira) La dernière attaque de démons remonte à trois mois. D’habitude, ils ne restent jamais aussi longtemps inactifs. D’autant plus que la Source sait où nous sommes. Ça m’inquiète. En général, quand ils nous accordent un break, ils frappent fort et au moment où on ne s’y attend pas. Je me demande ce qu’ils vont nous faire.
_ Pour l’instant, ils te laissent tranquille, alors profites-en, lui conseilla l’Elfe.
_ Oh, mais j’en avais bien l’intention, lui répondit-elle, en souriant.
Rassuré, il s’éloigna, et elle en profita pour aller marcher un peu. Le sourire de la jeune femme s’était évanoui dès que Legolas eut le dos tourné. Elle avait fait preuve d’une assurance, et d’une confiance, qu’elle était loin de ressentir. Elle marchait, sans savoir où elle allait, et se retrouva bientôt devant un lac. Elle s’assit dans l’herbe, les yeux fixés sur l’eau. Elle était tellement absorbée par sa contemplation, qu’elle n’entendit pas les feuilles des fourrés bouger derrière elle, de même que des pas, qui se rapprochaient d’elle. Elle n’entendit que le craquement de la brindille, alors que le mystérieux visiteur ne se trouvait qu’à quelques pas d’elle. Alors, elle se retourna vivement, et instinctivement, envoya valser celui qui l’avait surprise à quelques mètres de là. Ce fut alors qu’elle le reconnut.
_ Legolas ! s’exclama-t-elle, en se précipitant vers l’Elfe. Je suis désolée. Tu m’as fait peur ! Tu n’as rien ?
_ Non, ça va, répondit-il, en se relevant péniblement.
Elle l’aida, et s’assura qu’il n’avait rien de cassé.
_ Tu es sûr que ça va ? Tu t’es écrasé contre un arbre !
Legolas lui prit les mains, la regarda dans les yeux, et lui dit :
_ Je vais bien, je t’assure.
_ Je n’ai pas encore vu ton père, et je lui abîme déjà son fils. Ça commence bien !
Legolas rit, et répliqua, amusé :
_ Encore faut-il qu’il le sache !
Puis, il l’embrassa, la plaquant étroitement contre son torse ; ses mains parcourant chaque parcelle du corps de sa compagne, lui arrachant de temps en temps des gémissements de plaisir. Elle répondit à son désir, en passant ses bras autour de son cou. Quand il lui eut enlevé sa robe, elle s’écarta de lui, les mains sur sa poitrine. Il la regarda sans comprendre, puis la vit s’approcher du lac, et y rentrer. Elle le regarda. Alors, il se débarrassa de ses vêtements, et la rejoignit. Quand ils furent tous les deux dans l’eau, il l’enlaça, pour être certain qu’elle ne lui échappe pas. Elle rit, rejetant sa tête en arrière, et il en profita pour couvrir son cou de baisers langoureux. Ils en oublièrent les Elfes, qui les attendaient au camp, à quelques mètres de là ; Lisa ne pensa plus à sa future rencontre avec le roi Thranduil, ni aux démons qui pouvaient surgir n’importe quand. Pour l’instant, elle était avec Legolas, et c’était tout ce qui lui importait. Les deux amants se regardèrent un instant, et la jeune femme vit que les yeux de Legolas avaient foncé, et reflétaient son propre désir. Elle sentit les mains de son amant s’attarder sur son ventre qui s’était presque imperceptiblement arrondi. Ils avaient toujours les yeux plongés dans ceux de l’autre.
_ Les autres peuvent nous voir, murmura Legolas.
Alors, Lisa récita une formule magique :
Que l’objet de l’objection devienne invisible,
Et que des autres Elfes, nous ne soyons pas visibles.

_ Je croyais que tu ne devais pas te servir de la magie pour ton usage personnel.
_ Je m’arrangerai avec les Fondateurs un peu plus tard.
_ Mais…
_ Vas-tu te taire ? ! Embrasses-moi, au lieu de parler.
L’Elfe obéit.

*********************


Lorsqu’ils regagnèrent le campement, ils s’aperçurent qu’il y régnait une certaine agitation.
_ Le Prince Legolas, et dame Lisa ont disparus, dit un Elfe à un autre. Des Orcs ont été aperçus dans les environs.
_ Pourquoi ne nous voient-ils pas ? demanda Legolas à Lisa.
_ C’est peut-être parce que j’ai oublié de lever le sort, répondit celle-ci, en riant.
Puis, elle lança un contre sort :
Que l’objet de l’objection devienne visible,
Et que des autres Elfes, nous soyons à nouveau visibles.

Les deux jeunes gens furent donc de nouveau visibles. L’Elfe qui s’inquiétait pour eux, sursauta en les voyant apparaître. Il n’eut pas le temps de les interroger, car Legolas lui demanda :
_ Qu’est-ce que c’est que cette histoire d’Orcs ?
_ Nos éclaireurs sont tombés sur des Orcs. Ils en ont abattus plusieurs, mais quelques uns ont réussi à s’échapper.
_ On lève le camp, décida Legolas. Plus vite nous serons chez mon père, plus vite nous serons en sécurité. Nous nous occuperons des Orcs plus tard.
Les Elfes se hâtèrent d’obéir, et en quelques minutes, le camp fut levé. Chacun remonta sur son cheval et tous se mirent en route pour la Forêt Noire. Lisa demanda à Legolas :
_ Tu iras combattre les Orcs ?
_ S’il le faut, oui.
_ Je veux venir avec toi.
_ C’est hors de question ! Je ne veux pas que tu affrontes des Orcs dans ton état !
_ Quand vas-tu arrêter de me couver ? grinça Lisa entre ses dents.
_ Quand tu auras mis notre enfant au monde.
_ Les six prochains mois vont être bien longs, alors…
Legolas rit devant la mine boudeuse de sa compagne.
_ Ce n’est pas drôle ! Je te signale que je passe mon temps à me battre contre des démons ! Alors, ce n’est pas quelques petits Orcs qui vont m’arrêter !
_ Tu ne te bats pas enceinte contre des démons.
_ Parce que tu crois qu’ils vont arrêter de m’attaquer ? Laisse-moi te dire une chose : un enfant d’une des sœurs Del Toro est une menace pour le monde démoniaque. Ils voudront le tuer avant qu’il ne vienne au monde ! Ce qui implique…
_ … qu’ils te tueront aussi.
Comme ils s’étaient arrêtés, un Elfe s’approcha d’eux, et dit :
_ Monseigneur, nous ne devrions pas nous attarder ici. Nous ne sommes plus qu’à une heure de la Forêt Noire.
Legolas acquiesça, et tous se remirent en route.

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MessageSujet: Re: Le Seigneur des Anneaux: La rencontre de deux mondes (C)   Lun 29 Juin - 20:11

et voici la fin

******************


Ils arrivèrent bientôt dans le Royaume du roi Thranduil. Des proches de Legolas virent à leur rencontre. Un des frères de Legolas lui dit :
_ Notre père attendait impatiemment ta venue.
_ Moi aussi, j’ai hâte de le revoir, Anarion. (il regarda Lisa). Suis-moi, je vais te présenter mon père.
Anarion regarda la jeune femme, et lui dit :
_ Alors, c’est vous, Lisa ? J’ai beaucoup entendu parler de vous, mais surtout de vos exploits.
Lisa rit, et répondit :
_ Je vois qu’il existe un service de renseignements très efficace, en Terre du Milieu !

******************


Lisa fut introduite auprès du seigneur Thranduil. Le monarque avait demandé à ce qu’on les laisse seul. Il voulait mieux connaître la mortelle dont son fils était amoureux.
_ Soyez la bienvenue, mademoiselle, lui dit-il.
_ Hannon le, brannon, répondit-elle. (Merci, monseigneur)
_ Istach iham ammen ? s’étonna-t-il, néanmoins ravi. (Vous connaissez notre langue ?)
_ Legolas tunc i hist anim. (Legolas m’a appris)
_ Maer. Na anvaer. Pennir nin min andaur luthien le. (Bien. C’est très bien. On m’a dit que vous étiez une magicienne très puissante)
_ Goheno nin, min istari im, u-luthien, brannon. (Sauf votre respect, je suis une sorcière, pas une magicienne, Monseigneur.)
_ O mas telich ? (D’où venez-vous ?)
_ Pardonnez-moi de ne pouvoir vous répondre dans votre langue, mais mon Elfique est encore hésitant.
_ Je dois avouer que je ne pensais pas qu’une mortelle, qui plus est, étrangère à notre monde, aurait pu avoir si vite une telle maîtrise de notre langue.
_ J’ai toujours été bonne élève.
Lisa réussit à faire sourire le roi de la Forêt Noire. Ils parlèrent ainsi pendant longtemps, et à la fin de leur entretien, Thranduil avait presque oublié que Lisa n’était pas une Elfe.

******************


Dès qu’il vit Lisa sortir du palais, Legolas se précipita auprès de son père. Il voulait absolument connaître ses impressions sur sa future belle-fille.
_ Si, adar, man nauthach hen ? lui demanda-t-il. (Alors, père, que pensez-vous d’elle ?)
_ He melon vaer. Dan pedich nin… anirach hen bestad ? (Je l’aime bien. Mais, dis-moi... tu veux l’épouser ?)
_ Pennin hen o bestad, a pent tancave. (Je lui ai parlé du mariage, et elle a dit oui)
_ Dan, na vin feir. Bartha gwannad, ah u-lin. Ir gwann natha he, reniathach ereb ne môr. Gerithach broniad ? (Pourtant, c’est une mortelle. Elle est condamnée à mourir, et toi non. Lorsqu’elle sera morte, tu erreras, seul, dans les Ténèbres. Pourras-tu le supporter ?)
_ Cenithon ir prestatha. Iston dan min nad : u’erithon cuiad pen he ah i chen min. (Je verrai quand cela arrivera. Je sais cependant une chose : je ne pourrai pas vivre sans elle et notre enfant)
_ I chen lin ? Thelich ian he… (Votre enfant ? Tu veux dire qu’elle…)
_ Tancave, adar. I hen en Taur-nu-Fuin gâr vi hen. (Oui, père. Elle porte en elle l’héritier de la Forêt Noire)

******************


Legolas retrouva Lisa, qui était tellement angoissée, qu’elle s’était rongé les ongles des ses dix doigts.
_ Pent lau, u-pent ? lui dit-elle. (Il a dit non, n’est-ce pas ?)
_ Lau… lau. Pent tancave. Ae cennen i chin, din ir pennin hon min hen geritham. Nantan’ellui ului. (Non… non. Il a dit oui. Si tu avais vu ses yeux quand je lui ai dit que nous aurions un enfant. Il n’avait jamais été plus heureux)
Toute la tension quitta le corps de Lisa, et elle sauta au cou de Legolas, et l’embrassa.

******************


Les mois passèrent. Les trois sœurs n’avaient pas encore eu l’éclipse de soleil qu’elles espéraient pour pouvoir célébrer le mariage de Liane et Léo. Ces derniers étaient venus passer quelques temps en Forêt Noire. Lisa, bien qu’il lui soit absolument interdit de voir Legolas pendant la semaine qui précédait le mariage, s’arrangeait pour le voir sans que lui puisse la voir. En effet, elle prétextait avoir besoin de siestes fréquentes, à cause de sa grossesse, et une fois seule, localisait son fiancé à l’aide de son pendule, puis utilisait son don d’ubiquité, pour se matérialiser près de lui, tout en restant cachée. En général, elle se matérialisait dans les arbres. Mais, cette fois-ci, elle rata sa branche d’atterrissage, et tomba lourdement à terre.
_ Dame Lisa ? fit une voix étonnée, au-dessus d’elle. Je croyais que vous vous reposiez !
Elle releva la tête, et vit que le roi Thranduil la regardait.
_ Monseigneur, dit-elle gênée. Heu… je… j’avais envie de prendre un peu l’air. Je vais retourner m’allonger.
Elle se dématérialisa. Thranduil affichait, lui, un air amusé. Puis, il se tourna vers un arbre, et dit :
_ Tu peux te montrer, ionn. Je sais que tu as tout vu.
Alors, Legolas sortit de sa cachette, et demanda :
_ Elle n’a pas vu que je l’ai vu, ada ?
_ Rassures-toi, ionn. Elle ne t’a pas vu.
_ C’est dur, vous savez, père, de ne pas la voir.
_ Qu’est-ce qu’une semaine dans une vie d’Elfe, mon fils ?
_ Une goutte d’eau dans la Grande Mer ?
_ Tout à fait, fils. Tout à fait.
Legolas s’éloigna, sous le regard attendri de son père.

******************


Le jour du mariage de Lisa et Legolas arriva. Toute la Forêt Noire s’était réunie pour le grand jour. Lorsque la mariée arriva, l’assemblée se fit silencieuse, admirant la jeune femme qui se dirigeait vers son époux. Elle était rayonnante, et la grossesse la rendait encore plus resplendissante. Legolas ne pouvait pas détacher son regard d’elle. Tous les deux étaient aux anges, et après tout ce qu’ils avaient vécu, ils n’auraient jamais pensé pouvoir éprouver autant de plénitude. Ils avaient survécu à la guerre, à la mort de tellement de gens, à la destruction de villes et de villages. Ce mariage, ce bébé à naître, c’était l’accomplissement de tout. Ce qui remplissait aussi de joie Lisa, c’était la présence de sa mère et de sa grand-mère. Si on lui avait dit, cinq ans plus tôt, qu’elles seraient présentes à son mariage, elle aurait sûrement appelé un psychiatre à la rescousse. Mais, ça, c’était avant qu’elle ne découvre qu’elle était issue d’une famille de sorcières. Pour Lisa et Legolas, leur mariage se déroula comme dans un rêve, et la crainte des trois sœurs d’une éventuelle attaque de démons se révéla infondée. Rien ne vint troubler ce beau jour.

******************


Le jour que Léo et Liane attendaient depuis longtemps arriva enfin. Alors que tout le monde vaquait à ses occupations, la lune passa devant le soleil, et le jour devint nuit. Profitant de ce cadeau inespéré du ciel, les trois sœurs s’activèrent pour préparer un mariage aussi mémorable que possible. Lisa se chargea de faire venir leur mère et Liz, leur grand-mère, afin que cette dernière leur serve de prêtresse. En un temps record, la salle su trône fut décorer, et les protagonistes vêtus pour la circonstance. Liz ouvrit la cérémonie, et tout semblait se dérouler pour le mieux, quand soudain, Léo s’écroula à terre, se tordant de douleur, puis disparut dans une lueur bleue, laissant Liane désemparée, et en larmes. Ses deux sœurs l’entourèrent, sachant très bien que cette disparition était l’œuvre des Fondateurs.
_ Pourquoi ? sanglota Liane. On a toujours fait du bon boulot, alors pourquoi on aurait pas le droit d’être heureux ?
Ses sœurs ne trouvèrent rien à lui répondre, et sa mère et sa grand-mère, la mort dans l’âme, furent obligées de se dématérialiser. Lisa ressentit à se moment là les premières douleurs de l’accouchement. Se tenant le ventre, elle gémit :
_ Non, non, pas maintenant…
Legolas se précipita, la souleva et l’emmena dans leur chambre, criant qu’on aille chercher une guérisseuse. Ludivine s’éclipsa et apparut quelques secondes après dans la chambre, avec une guérisseuse. La femme voulu faire sortir Legolas, mais Lisa s’agrippa à lui et le supplia de rester. L’Elfe obtempéra, ravi que sa femme veuille qu’il reste avec elle. Après plusieurs heures de souffrances, aussi bien pour Lisa que pour Legolas à qui sa femme broyait le bras, et le maudissait pour l’avoir mise dans cette situation, Lisa mit enfin leur premier bébé au monde. Ce jour là, elle donna naissance à un garçon, ce qui était plus que surprenant, étant donné que les sorcières Del Toro n’avaient eu que des filles, de génération en génération. Lisa choisit d’appeler son enfant Théoden, en mémoire du roi du Rohan, tombé au cours du siège du Gondor, et que la jeune femme avait aimé comme un père.
Epuisée mais heureuse, la jeune mère serra son bébé contre son sein. Legolas s’assit sur le lit à côté d’elle, et l’embrassa. Lorsque la guérisseuse sortit, Liane et Ludivine entrèrent dans la chambre, et furent abasourdies, quand elles se rendirent compte que leur nièce était un garçon.
_ Ce n’est pas une fille ! s’exclama Ludi. Comment est-ce possible ?
Lisa haussa les épaules en riant. Même si Liane était écoeurée par l’attitude des Fondateurs, elle se réjouissait pour sa soeur. Un nouveau membre était tout de même entré dans la famille se jour là, et à défaut d’un mari, c’était un fils et un neveu.

The end

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Alexiel



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MessageSujet: Re: Le Seigneur des Anneaux: La rencontre de deux mondes (C)   Mar 30 Juin - 16:39

C'est génial, cette fin. J'aime beaucoup comment tu développes la relation entre Lisa et Legolas. love2 (je suis très jalouse de la sorcière par ailleurs !! lol! )

Mon seul regret est que tu n'en fasses pas autant pour celle entre Ludivine et Eomer... leur mariage, tout ça... ou pour Faramir et Eowin... enfin, les autres couples quoi !! Very Happy

Dis-moi, le truc de la disparition de Léo, c'est ce qui arrive à Léo dans Charmed ? (je t'avoue que je n'ai pas tout suivi de cette série... flower ) En tout cas, c'est bien triste pour Liane...

Un garçon ? oh oh !!! Aurais-tu prévu une suite ??? Very Happy (une suite ! une suite !! bounce )

Quoiqu'il en soit, ça a été un pur plaisir de suivre cette fic... love2 J'ai adoré. love21 Trop génial love4 Magnifique love7 Superbe love8

Merci !

love2 love21 love4 love7 love8 love2 love21 love4 love7 love8 love2 love21 love4 love7 love8 love2 love21 love4 love7 love8 love2 love21 love4 love7 love8 love2 love21 love4 love7 love8 love2 love21 love4 love7 love8

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6è et 5è d'un GP ennuyeux à mourir... pfffff
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MessageSujet: Re: Le Seigneur des Anneaux: La rencontre de deux mondes (C)   Sam 4 Juil - 11:21

merci, Alex. love2

Oui, ce qui arrive à Léo, c'est aussi ce qui arrive au Léo de Charmed.

Alors, il fut un temps, où je pensais faire une suite. Maintenant, il faut que je retrouve l'idée de départ, que je n'avais pas notée. Donc, pour l'instant, la suite n'est pas au programme, mais, ça peut changer.

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Le Seigneur des Anneaux: La rencontre de deux mondes (C)

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